Nos espaces verts : des réservoirs de biodiversité à protéger
La principale pression exercée sur la biodiversité est le changement d’usage des sols (artificialisation, déforestation, fauchage excessif, coupure des corridors écologiques…).
Exploitant autoroutier d’un domaine équivalent à la forêt de Compiègne, nous avons la responsabilité de protéger la faune et la flore qui s’y développent.
Pour ce faire, nous devons concilier en permanence :
- Nos objectifs environnementaux de régénération de la biodiversité, en réduisant nos interventions et en révisant nos pratiques,
- Nos impératifs de sécurité qui imposent des interventions minimales (bande d’arrêt d’urgence, bande de 10 mètres de part et d’autre des voies de circulation).
Une nouvelle gestion de nos espaces verts
Pour accélérer le développement de la biodiversité sur nos dépendances vertes, nous avons revu nos pratiques d’entretien.
Celles-ci sont désormais décrites dans notre Plan Général d’Activité, véritable feuille de route pour nos centres d’exploitation et nos responsables d’opérations. Elles sont ainsi déclinées de manière uniforme partout sur notre réseau.
La tonte raisonnée sur nos aires de repos
Nos aires de repos doivent-elles ressembler à des terrains de golf ? Nous pensons que non.
Les espaces verts qui les recouvrent majoritairement doivent au contraire être laissés à l’état naturel pour abriter une biodiversité de plus en plus riche.
Réduire la tonte à un fauchage tardif par an :
- Favorise la biodiversité : l’herbe et les fleurs apportent gîte et couvert aux insectes, oiseaux, lézards, crapauds…
- Garde la fraîcheur : les herbes plus hautes retiennent l’humidité et évitent les îlots de chaleur.
- Ralentit l’érosion du sol : l’herbe haute rend le sol plus résilient au changement. Elle le protège également de la pluie qui a tendance à lessiver le sol de ses nutriments.
Nos aires de repos sont désormais tondues régulièrement uniquement aux abords des cheminements et des espaces de détente et de pique-nique. Le reste des surfaces est fauché une seule fois par an.
Ces pratiques systématisées sur nos aires de repos sont peu à peu étendues à l’ensemble de nos espaces verts.
D’autres mesures sont développées sur nos réseaux, telles que l’installation de nichoirs à mésanges qui permettent par ailleurs de lutter naturellement contre la prolifération des chenilles processionnaires.
Des aires refuges de biodiversité
Afin d’évaluer les bénéfices de nos nouvelles pratiques sur le développement de la biodiversité, nous avons fait appel à la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO). Celle-ci a procédé à un diagnostic comparatif sur deux aires de repos pilotes de l’A26 :
- L’aire de la Cressonnière sur laquelle nous pratiquons la tonte raisonnée,
- L’aire des Trois Crêtes, tondue intégralement selon nos pratiques antérieures.
Les comptages des espèces animales sur les deux sites ont permis de constater les bénéfices de l’arrêt de la tonte. L’aire de la Cressonnière a ainsi été labellisée « aire refuge LPO ».
La gestion des plantes invasives
La diffusion d’espèces exotiques envahissantes participe à l’appauvrissement de la biodiversité.
Dans nos espaces verts, la renouée du Japon, l’ambroisie ou la berce du Caucase se développent au détriment d’espèces locales.
Afin d’agir contre la croissance de ces plantes invasives, nous formons désormais nos équipes en charge de l’entretien des espaces verts pour qu’elles sachent les reconnaître, les identifier puis les supprimer, en écartant les risques de dispersion.