Notre réseau compte aujourd’hui plus de 7 km de tunnels et tranchées couvertes dont trois sites majeurs :
- Le tunnel d’Hardelot (A16) – 800 m
- Le tunnel de Roissy, sous les pistes de l’aéroport (A1) – 830 m
- 2 tunnels sur l’A14 – 2 810 m et 1 560 m
Pour les maintenir en bon état, nous avons déployé une politique de surveillance et d’entretien avec pour objectifs d'assurer un niveau de sécurité maximal pour les clients et de garantir l’entretien et le bon état des tunnels.
Grâce à une organisation rigoureuse, à des inspections régulières et à des investissements ciblés, nous assurons un haut niveau de sécurité et de performance pour l’ensemble de nos tunnels, aujourd’hui et pour les années à venir.
En chiffres, les tunnels, c’est un dispositif de :
- 5 sites d’extraction massive regroupant 13 ventilateurs chargés d’aspirer les fumées en cas d’incendie
- 109 accélérateurs qui assurent une ventilation sanitaire et propulsent les fumées vers l’extérieur en cas d’incendie
- 4 524 luminaires pour assurer un éclairage continu
- 158 panneaux lumineux destinés à guider et informer les clients
- 102 caméras dotées de détection automatique d’incident, capables d’identifier un arrêt, un contresens, la présence de fumée ou encore un piéton sur les voies
Une méthode structurée, basée sur des standards nationaux
Notre politique de surveillance s’appuie sur les recommandations du Centre d’Études des Tunnels (CETU), référence nationale en matière de gestion et de maintenance des tunnels.
Sur cette base, chaque ouvrage est décomposé à travers différentes familles d’équipements couvrant toutes les fonctions essentielles à leur bon fonctionnement :
- Alimentation électrique
- Éclairage
- Ventilation
- Réseaux hydrauliques
- Signalisation dynamique (panneaux lumineux, …)
- Vidéosurveillance
- Équipements de communication (Poste d’Appel d’Urgence, radio)
- Dispositifs de sécurité (détection incendie, issues de secours, barrière de fermeture)
… et d’autres systèmes indispensables au fonctionnement et à la sécurité (tels que les portes coupe-feu, les extincteurs, etc).
Cette classification détaillée permet d’avoir une connaissance précise des caractéristiques des tunnels et de définir pour chaque équipement :
- Leur périodicité de surveillance
- Les actions de maintenance adaptées et leur fréquence
Les préconisations du CETU sont ensuite adaptées selon :
- Les caractéristiques propres à chaque tunnel
- L’environnement dans lequel il se trouve (trafic, humidité, …)
- Le retour d’expérience de nos équipes
Surveillance et maintenance des tunnels, comment ça se passe ?
1. Une surveillance et une maintenance pilotées par nos équipes
-
Nos équipes internes contrôlent et assurent les opérations courantes : nettoyage, tests des postes d’appel d’urgence, vérifications techniques, supervision des travaux, …
-
Des entreprises spécialisées, supervisées par nos équipes de maintenance, interviennent pour entretenir des équipements nécessitant une expertise spécifique.
2. Une inspection détaillée tous les 6 ans
En complément des contrôles réguliers, des inspections approfondies sont réalisées tous les 6 ans par des cabinets externes. Elles portent sur :
- La structure du tunnel (la partie génie civil)
- L’ensemble des équipements techniques
Pour chaque famille d’équipement, l’inspection attribue des notes d’états selon des critères définis.
| 💡 Bon à savoir : Entre deux inspections, ces notes peuvent être révisées par nos équipes en fonction de leurs observations faites sur le terrain. Cela garantit un suivi dynamique et réactif de l’état des tunnels, permettant d’anticiper les travaux de maintenance. |
3. Des investissements pour garantir la pérennité des tunnels
Au-delà de la maintenance courante, nous réalisons régulièrement des travaux d’investissement pour moderniser nos tunnels. Ils sont planifiés principalement de nuit afin de réduire la gêne pour les conducteurs.
Un exemple récent ? La rénovation complète de l’éclairage dans les tunnels d’Hardelot (A16) et de l’A14 :
- 4 524 luminaires remplacés ces 3 dernières années,
- Pour un investissement de 5 millions d’euros,
- Permettant d’assurer la continuité de service, de réduire l’empreinte énergétique de plus de 58%, de garantir la réparabilité des équipements et d’améliorer le confort de conduite.
Cet exemple illustre bien les objectifs de notre démarche : anticiper, investir, entretenir.
Une logique rendue possible grâce au modèle de la concession, qui permet à Sanef de financer la modernisation des autoroutes sur toute la durée du contrat et d’anticiper la remise à l’Etat d’un réseau bien entretenu.
Ce cadre contractuel garantit ainsi la sécurité des conducteurs et la pérennité de l’infrastructure.